Hantavirus : les risques sanitaires immenses des rats et souris

N'attendez plus !

Les rongeurs se multiplient bien plus rapidement que vous ne l’imaginez. Ne laissez pas l’infestation s’aggraver. Contactez nos experts dès maintenant pour une solution rapide et efficace.

René

Expert Dératisation

Sommaire

  • Les rongeurs peuvent transmettre l’hantavirus, un danger sanitaire sérieux.
  • Différentes souches d’hantavirus existent avec des symptômes spécifiques.
  • La transmission se fait par inhalation de particules virales en suspension.
  • Les dératiseurs professionnels sont essentiels pour éliminer les nuisibles efficacement.
  • La dératisation est une obligation sanitaire pour protéger la santé publique.

Vous avez sûrement entendu parler de l’hantavirus ces dernières semaines dans les médias ?

Cette flambée de cas rappelle que les rongeurs peuvent représenter un risque sanitaire important.

Dans cet article, EDN fait le point sur les moyens de transmission et les symptômes de cette maladie, parfois mortelle, et vous donne des conseils pour réduire les risques grâce à l’extermination des nuisibles.

Qu’est-ce que le hantavirus et pourquoi en parle-t-on autant en 2026 ?

Les hantavirus sont des zoonoses : des maladies animales transmissibles à l’Homme. Dans ce cas précis, les vecteurs sont des rongeurs, notamment des rats, des souris ou des campagnols.

Les premiers cas se manifestent pendant la guerre de Corée dans les années 1950, durant laquelle 3000 soldats des Nations Unies sont atteints d’une mystérieuse fièvre hémorragique accompagnée de troubles rénaux.

Ce n’est qu’en 1976 que l’agent pathogène est isolé par des chercheurs sud-coréens chez un petit rongeur, l’Apodemus agrarius ou mulot rayé.

Après plusieurs cas en Eurasie, l’émergence d’un syndrome pulmonaire grave aux États-Unis dans les années 1990 alerte la communauté scientifique mondiale.

Il n’existe pas un seul hantavirus, mais plusieurs variantes, chacune présentant des symptômes et des modes de transmission spécifiques. Là où le nouveau virus Andes inquiète, c’est en raison de sa possible transmission interhumaine.

Le virus Andes (souche du navire) vs. le virus Puumala (souche française/belge) : ce n’est pas la même chose

En mai 2026, l’actualité internationale est secouée par l’annonce d’un foyer épidémiologique d’hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius, faisant 11 victimes dont 3 décès.

Faut-il pour autant paniquer chez nous ? Il convient tout d’abord de distinguer les différentes formes d’hantavirus :

  • Le virus Andes : d’origine sud-américaine, la souche frappant sur le navire est responsable d’un syndrome cardio-pulmonaire sévère, d’où un taux de mortalité élevé, estimé entre 30 et 60 %. L’autre spécificité de cette souche est qu’elle peut se transmettre d’homme à homme dans un espace confiné.
  • Le virus Puumala : c’est la souche présente en Europe, notamment en France et en Belgique. Elle fait environ une centaine de victimes par pays chaque année. Elle cause une Néphropathie Épidémique (NE), une forme de fièvre hémorragique avec syndrome rénal. Heureusement, sa létalité reste très faible (0,1 à 0,4 %), même si elle entraîne parfois de lourdes hospitalisations en réanimation.

Quels rongeurs sont des vecteurs critiques de l’hantavirus en Europe ?

Le hantavirus Andes se transmet par le rat pygmée des rizières à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus), un petit rongeur sauvage d’Amérique du Sud. Vous ne le croiserez jamais chez nous. En Europe, les coupables sont ailleurs.

Voici les espèces les plus susceptibles de transmettre un hantavirus en Belgique ou en France :

Campagnols roussâtres et mulots : les principaux réservoirs de l’hantavirus

Campagnol roussâtre

Contrairement aux idées reçues, le rat d’égout n’est pas le premier vecteur de cette souche. Le virus Puumala provient des zones forestières, où résident les principaux responsables, le campagnol roussâtre et le mulot.

Dès que les températures chutent, ces rongeurs cherchent un abri au chaud pour passer l’hiver, notamment dans les cloisons, les greniers, les caves ou les remises.

Les rats bruns et noirs : des rongeurs parfois porteurs à surveiller

Rat brun

Les rats urbains transmettent rarement le virus Puumala, mais ils véhiculent parfois un autre hantavirus : le virus de Séoul.

Une infestation de rats en zone urbaine présente un danger sanitaire majeur. En dehors des fièvres hémorragiques, les rats noirs et bruns sont les vecteurs d’autres pathologies lourdes, comme la salmonellose ou la leptospirose.

Comment les rats et les souris transmettent-ils le hantavirus ?

Le rongeur ne tombe pas malade, mais contamine l’environnement en permanence

Les rongeurs infectés sont asymptomatiques. Ils sont donc des porteurs sains de l’hantavirus.

Non affaiblis par la maladie, ils continuent à se reproduire à une vitesse folle, transformant nos lieux de vie en potentielles zones virales via leurs urines, excréments et salive. Partout où le rongeur contaminé se déplace, sur nos plans de travail, dans nos stocks de nourriture ou dans nos isolations, il laisse des agents pathogènes sur son passage.

Les trois voies de contamination (et celle qu’on sous-estime le plus)

Le virus déposé par les fluides de rongeurs infestés reste stable et actif pendant plusieurs jours.

La transmission peut ensuite s’effectuer de trois manières :

1. L’inhalation : la voie principale, la plus insidieuse

La principale cause de transmission de l’hantavirus Puulma est l’inhalation de particules virales en suspension dans l’air.

Hantavirus Transmission

Lorsque les urines et les crottes de souris sèchent, le virus s’intègre à la poussière. Le simple fait de balayer, de passer l’aspirateur ou de déplacer un carton crée un aérosol de poussières pathogènes. Vous respirez le virus sans même vous en rendre compte.

2. Le contact des muqueuses ou des mains souillées portées au visage

Toucher une surface souillée, puis porter ses mains à la bouche, au nez ou aux yeux n’est pas non plus exempt de risques.

Il s’agit de la seconde cause de transmission de l’hantavirus Puulma.

3. La morsure : rare, mais possible

Bien que rare, le risque de morsure existe, notamment si vous tentez de capturer une souris ou un rat.

Un risque de transmission par morsure est donc possible en cas de manipulation ou si le rongeur est acculé.

L’hantavirus survit très longtemps dans les zones sombres et peu ventilées

Le hantavirus déteste la lumière du soleil. Au contraire, il s’épanouit dans l’obscurité, le froid et les zones privées d’aération. Dans ces conditions, il reste actif et dangereux pendant des mois.

Où se cache le danger ? Dans tous les lieux d’invasion classiques de votre quotidien :

  • Les caves et les greniers
  • L’intérieur de vos cloisons
  • Les abris de jardin, les remises et les entrepôts
  • Les locaux à poubelles

Ces espaces fermés accumulent les poussières contaminées par les urines et les crottes de rongeurs. Un véritable bouillon de culture se forme dans l’ombre.

L’hantavirus survit très longtemps dans les zones sombres et peu ventilées

La « bombe à retardement » se déclenche le jour de la réouverture du local. Vous ouvrez la porte après des mois d’abandon. Vous prenez un balai pour nettoyer. Ce simple geste soulève la poussière et crée un nuage invisible, mais hautement infectieux. Vous le respirez sans y prêter attention : la contamination est immédiate, mais l’incubation est longue.

Reconnaître les symptômes d’une infection à l’hantavirus pour agir vite

La phase d’incubation : quand la vigilance est de mise après un contact

L’origine de la menace est parfois difficile à identifier en raison d’une longue phase d’incubation, généralement entre 2 et 3 semaines, pouvant même aller jusqu’à 6 semaines.

Ainsi, quand les symptômes de l’hantavirus apparaissent, on a souvent déjà oublié les risques auxquels on s’est exposé, tels que le nettoyage de crottes de rongeurs.

Des signes grippaux aux complications respiratoires sévères

Symptômes hantavirus forte fièvre

Suite à cette longue incubation, la maladie commence brutalement par un syndrome pseudo-grippal avec des symptômes comme :

  • Une forte fièvre,
  • Des frissons,
  • Des douleurs musculaires et des céphalées intenses.

D’importantes douleurs lombaires et abdominales peuvent signaler que le virus commence à atteindre les reins. La situation peut ensuite dégénérer en quelques jours en insuffisance rénale aiguë, nécessitant des séances d’hémodialyse et des soins intensifs. Cette évolution représente entre 5 et 7 % des cas cliniques en Belgique.

Mentionner tout contact avec des rongeurs à votre médecin

Puisque les symptômes initiaux miment une forte grippe, le diagnostic est souvent tardif. Il est donc primordial de prévenir immédiatement votre médecin de la présence de rongeurs à votre domicile ou du contact avec ces derniers afin de faciliter le diagnostic.

Sachez qu’il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement spécifique pour les hantavirus. La prise en charge hospitalière reste le seul moyen de traiter les symptômes et de stabiliser les fonctions vitales.

Pourquoi la dératisation reste la meilleure protection contre l’hantavirus pour les particuliers comme les professionnels ?

Dératisation professionnelle

Loin d’être une menace lointaine, ce virus circule activement en Belgique. Sciensano recense régulièrement des pics d’infections allant jusqu’à 144 cas par an. La présence de souris ou de rats dans une habitation ou un local professionnel ne doit donc pas être prise à la légère. Au-delà des dégâts matériels, ces rongeurs représentent un risque pour la santé, notamment en raison des complications rénales que le virus peut entraîner.

Pour protéger vos proches ou vos clients, l’intervention de dératiseurs professionnels reste la seule option efficace.

Éliminer les rongeurs réduit la charge virale dans l’environnement

Face à ce risque, les solutions artisanales ou les pièges classiques montrent vite leurs limites. S’ils éliminent quelques individus, ils laissent tout de même le temps à la colonie de se développer et au virus de se propager.

Pour réduire efficacement la charge virale, il faut supprimer dans sa globalité la source du problème. Une intervention professionnelle permet d’éliminer l’ensemble de la colonie de campagnols, de souris ou de rats grâce à des méthodes mécaniques et des appâts ciblés.

Les dératiseurs peuvent évaluer les risques hantavirus : identifier les points d’entrée et les zones de concentration des rats et souris

EDN Extermination de nuisibles

Une intervention commence systématiquement par une inspection minutieuse de la structure. Plutôt que de chercher au hasard, les exterminateurs professionnels s’appuient sur des signes précis. Ils traquent les traces de passage, la fraîcheur des déjections et les marques de frottement pour localiser rapidement les nids et les zones où le virus est potentiellement le plus concentré.

Ensuite, ils cartographient les failles du bâtiment. Ils inspectent chaque recoin à la recherche des points d’entrée microscopiques. Pour rappel, une souris peut se faufiler dans un interstice aussi petit que le diamètre d’un stylo. Ce diagnostic technique permet de comprendre comment l’infestation s’est installée pour cibler le traitement et bloquer définitivement les accès.

Les entreprises anti-nuisibles ont des protocoles de désinfection spécifiques pour neutraliser le virus en plus des rongeurs

Éliminer les rongeurs est la première étape, mais le virus peut survivre un certain temps dans leurs déjections. Pour sécuriser totalement les locaux, les exterminateurs professionnels suivent un protocole de désinfection strict.

Intervention EDN raiticide

Chez EDN, nous utilisons des produits virucides spécifiques appliqués par nébulisation ou pulvérisation humide. Cette technique permet de fixer la poussière au sol pour éviter son inhalation lors du nettoyage, tout en détruisant le virus dans les moindres recoins.

Des experts en dératisation empêchent durablement les nouvelles intrusions pour éviter la cohabitation

Les techniciens réalisent également un travail d’exclusion. Ils colmatent les accès avec des matériaux résistants (mortier technique, grilles) afin de prévenir durablement toute nouvelle intrusion.

Le plan de lutte contre les nuisibles : l’obligation sanitaire qui protège les professionnels

Pour les entreprises et les commerces, notamment du secteur agroalimentaire, la vigilance doit être maximale. Les restaurants, les entrepôts et les zones de stockage de marchandises sont des lieux particulièrement sensibles aux rongeurs, où le risque de contamination croisée est réel.

Mettre en place un plan de lutte contre les nuisibles relève d’une obligation sanitaire légale. Ce protocole protège la santé de vos salariés et de vos clients, tout en préservant votre activité contre les risques de pertes financières ou de fermeture administrative.

Entreprises et professionnels : le hantavirus est un risque réglementaire, pas seulement sanitaire

En Belgique, le Code du bien-être au travail impose à tout employeur de garantir la santé et la sécurité de ses salariés face aux risques biologiques. Pour le secteur alimentaire, les autorités sanitaires sont très strictes concernant la présence de rongeurs.

Tolérer une infestation dans des locaux professionnels constitue une faute lourde, passible de sanctions pénales, d’amendes et de fermetures administratives.

Le hantavirus classé agent biologique de groupe 3 : ce que ça implique pour l’employeur

Classé agent biologique de groupe 3, en raison du risque sanitaire et de propagation, l’employeur doit obligatoirement évaluer ce danger et mettre en place un plan de prévention et de dératisation strict conduit par des experts agréés.

Secteurs à risque élevé : quels professionnels sont en première ligne ?

Certains secteurs sont particulièrement vulnérables aux infestations de rongeurs et sont soumis à des obligations légales.

Secteur agricole et stockage de grains : le premier front de l’hantavirus

Le secteur agricole, les silos à grains et autres granges de stockage sont des zones de prédilection des campagnols. Ils y trouvent un abri pour l’hiver, ainsi qu’une source de nourriture.

Le brassage des grains ou de la paille génère des nuages de poussières virales. De même, les denrées céréalières peuvent être contaminées.

Logistique et entrepôts : les zones de stockage en cartons sont une cible des rongeurs

Les rongeurs adorent nicher dans les palettes et les cartons d’emballage. En déplaçant les stocks, les manutentionnaires s’exposent à des risques de contamination.

BTP et rénovation : les risques lors de l’ouverture de sols, de cloisons ou de faux plafonds

Lors de l’ouverture de cloisons, de faux-plafonds ou de sols dans des bâtiments anciens, les ouvriers détruisent d’anciens nids et s’exposent à des charges virales accumulées sur plusieurs années.

Tourisme et campings : les vacanciers dans les zones boisées sont très proches des lieux d’invasions

Les infrastructures touristiques situées en lisière de forêt, comme les campings et les chalets, sont à proximité immédiate des lieux de vie des mulots et des campagnols roussâtres.

Un plan de lutte anti-rongeurs y est indispensable pour protéger les clients.

Restauration : un secteur très concerné par les invasions de rongeurs

Soumis à des contrôles réguliers de l’AFSCA, le secteur Horeca est soumis à des obligations légales en matière d’hygiène.

Une infestation de rongeurs met en péril direct la santé du personnel en cuisine et des clients par la contamination des denrées.

Pensez aux contrats de maintenance annuels pour déléguer la gestion des nuisibles à des professionnels.

Les communes et institutions publiques : le devoir de dératiser les espaces publics et communaux en plus d’informer les administrés

Les communes et institutions publiques ont le devoir absolu de maintenir la salubrité publique (écoles, crèches, parcs) en menant des campagnes régulières de dératisation et en informant de manière transparente leurs administrés.

Les gestes de sécurité immédiats si vous avez des rats ou souris chez vous en attendant l’expert en dératisation

La contamination survient souvent au moment où l’on pense simplement faire du rangement. Si vous détectez des traces de rongeurs chez vous, la prudence est de mise. En attendant l’intervention de professionnels, appliquez ces consignes de sécurité.

Ne jamais aspirer ni balayer les déjections de rats ou de souris

C’est l’erreur principale à éviter. Passer l’aspirateur ou le balai fragmente les matières fécales sèches. Ce simple geste projette des particules virales invisibles dans l’air, causes majeures des infections domestiques.

Ne nettoyez jamais à sec, humidifiez impérativement avant de ramasser. Vaporisez abondamment les excréments et les surfaces avec de l’eau de Javel diluée ou un désinfectant virucide. Ce procédé fixe la poussière au sol et détruit le virus. Essuyez ensuite le tout à l’aide d’un chiffon jetable.

Ventiler l’espace et se protéger avant d’approcher une zone contaminée

Avant de pénétrer dans un local clos (cave, grenier, abri de jardin) ou de manipuler des zones suspectes, appliquez ce protocole de sécurité strict :

  • Aérez en grand : ouvrez les fenêtres, les portes et quittez la pièce pendant au moins 30 minutes avant de commencer. Cela permet de renouveler l’air et de disperser les particules en suspension dans l’atmosphère.
  • Équipez-vous : ne manipulez rien à mains nues. Mettez impérativement des gants en caoutchouc et un masque de protection respiratoire (type FFP2 ou supérieur).

Le conseil d’EDN : En cas d’infestation importante, ne nettoyez pas seul, car le risque d’inhalation accidentelle est trop élevé. Laissez des professionnels équipés prendre en charge la zone en toute sécurité.

Conclusion

En 2026, la présence de souris, de campagnols ou de rats dans un bâtiment présente un véritable danger pour la santé.

Une infestation de rongeurs non traitée représente aujourd’hui un triple risque :

  • Sanitaire : un danger direct de maladie grave pour votre famille ou vos salariés.
  • Réglementaire : des sanctions lourdes pour les employeurs et les commerces face aux contrôles de l’AFSCA.
  • Réputationnel : une perte de crédibilité majeure pour les professionnels du secteur public ou privé.

L’élimination rapide des nuisibles, combinée à une désinfection complète, constitue l’unique solution efficace. Ne laissez pas une colonie souiller votre environnement et nuire à votre santé.

Besoin d’une inspection ou d’un traitement urgent ? Contactez l’équipe d’experts EDN pour un devis gratuit en ligne. Nous intervenons rapidement pour sécuriser durablement votre habitation ou votre entreprise.

 

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