Audit IFS & BRC : conformité nuisibles dans l’agroalimentaire

N'attendez plus !

Que vous soyez un syndic, dans l’agriculture, l’industrie ou le secteur alimentaire, les risques sanitaires et les dégâts matériels causés par les nuisibles peuvent impacter votre activité professionnelle. Contactez nos experts pour des interventions de dératisation et de désinsectisation, efficaces et discrètes, afin de protéger vos installations et de garantir un environnement sain à vos clients et employés.

René

Expert Anti-Nuisibles Professionnels

Sommaire

  • L’industrie agroalimentaire doit intégrer la lutte antiparasitaire dans son PMS.
  • Pour valider IFS/BRC, prouvez évaluation des risques, rédaction procédures, actions terrain, analyses.
  • Stratégie moderne : prévention, monitoring, traitement chimique ciblé en dernier recours.
  • Normes IFS et BRCGS essentielles pour vendre en grande distribution ou à l’export.
  • Contrôles IFS/BRC plus commerciaux, AFSCA légaux avec sanctions lourdes possibles.

Particulièrement vulnérable aux nuisibles, l’industrie agroalimentaire doit faire de la lutte antiparasitaire un axe central de son Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). Un lot contaminé ou un rapport d’audit négatif peut bloquer une usine du jour au lendemain, entraîner des rappels de produits massifs et coûter bien plus de 100 000 €.

Pour valider les référentiels IFS ou BRCGS, votre plan de lutte doit impérativement prouver quatre points essentiels : l’évaluation des risques spécifiques de votre site, la rédaction de vos procédures, les preuves de chaque action sur le terrain et l’analyse de l’évolution des captures pour adapter votre plan en continu.

Aujourd’hui, on ne se contente plus de poser des pièges. Une stratégie moderne repose sur la lutte intégrée (IPM). Concrètement, cela veut dire qu’on mise d’abord sur la prévention (étanchéité des bâtiments, propreté des abords, hygiène stricte) et le monitoring. Le traitement chimique ne vient qu’en dernier recours, de manière très ciblée. Lors d’un audit, ce sont votre réactivité et votre capacité à anticiper grâce aux données récoltées qui sont évaluées.

IFS, BRC, AFSCA, HACCP : de quoi parle-t-on exactement ?

Pour vendre en grande distribution ou à l’export, vous devez jongler entre la réglementation légale et les exigences commerciales des distributeurs. Le cadre s’est d’ailleurs durci avec le Pacte vert européen, qui cible une baisse de 50 % de l’usage des pesticides d’ici les prochaines années.

IFS et BRC : deux certifications reconnues internationalement par la grande distribution

Si vous visez l’international ou les marques de distributeurs, deux normes privées reconnues par le GFSI dominent le marché :

  • IFS Food version 8 : publiée en avril 2023, cette norme domine en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie. Basée sur un système de notation par points pour attribuer un score global au site, elle vise à garantir la sécurité immédiate du produit et la capacité à respecter à la lettre le cahier des charges des clients distributeurs.
  • BRCGS Global Standard Food Safety Issue 9 : publié en août 2022, ce référentiel domine au Royaume-Uni et est indispensable pour exporter à l’international. Très prescriptif, il exige une forte implication de la direction de l’usine et se focalise sur la maîtrise totale de l’environnement de fabrication (usine et infrastructures).

Les versions actuelles de ces deux normes intègrent directement les objectifs du Pacte Vert Européen, avec notamment la lutte intégrée (IPM) et l’interdiction des traitements chimiques systématiques.

Bien que l’IFS et le BRC partagent le même objectif de sécurité des aliments, leurs exigences pratiques et leurs formats de reporting sont différents. Maîtriser ces nuances est indispensable pour réussir votre audit et protéger votre marque. Chez EDN, nous connaissons précisément les attentes de chaque référentiel pour adapter nos rapports et nos interventions en fonction de la certification que vous devez valider.

L’AFSCA : le régulateur belge qui contrôle toute la chaîne alimentaire

Contrôle chaîne alimentaire

En Belgique, au-delà des normes commerciales, vous devez d’abord répondre aux exigences de l’AFSCA (l’Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire). Cet organisme public veille au respect des obligations sanitaires dans l’agroalimentaire. Pour répondre à ses exigences, l’AFSCA met à disposition des guides d’autocontrôle spécifiques par secteur d’activité, dont voici quelques exemples :

  • G-002 : il concerne tous les produits de l’industrie laitière.
  • G-003 : pour tous les produits de boucherie et de charcuterie.
  • G-004 : ce guide correspond aux produits du secteur brassicole et bière.
  • G-005 : pour les produits de l’industrie des glaces de consommation.
  • G-006 : il concerne l’abattage et la découpe de la viande de volailles.
  • G-014 : il vise spécifiquement l’industrie de transformation et le négoce des pommes de terre, des fruits et des légumes.
  • G-019 : pour les produits à base de viande, comme les plats préparés, les soupes, les salades…
  • G-022 : il concerne les biscuits, les chocolats, les pralines, les confiseries et les céréales pour le petit-déjeuner.
  • G-044 : c’est le manuel pratique d’autocontrôle pour les secteurs B2C (vente directe au consommateur). Ce document est très précis et propose d’ailleurs un modèle officiel de plan de lutte contre les nuisibles, que les entreprises peuvent télécharger et adapter.

Note : l’auditeur privé retire une certification, tandis que l’AFSCA applique la loi. En cas de contrôle négatif ou de non-conformité majeure (comme une infestation active non traitée ou l’utilisation de produits non autorisés), l’AFSCA peut prononcer des sanctions administratives immédiates et lourdes, allant jusqu’à la fermeture administrative et l’arrêt total de votre site de production.

HACCP et PRP : la lutte antiparasitaire comme brique de base

En Europe, les règlements CE 178/2002 et 852/2004 imposent la méthode HACCP pour avoir le droit de vendre des aliments.

HACCP méthode

Dans ce système, la gestion des nuisibles est ce qu’on appelle un PRP (Programme Prérequis).

D’ailleurs, la version 9 du BRCGS rappelle que la lutte antiparasitaire est un prérequis obligatoire qui est examiné à la loupe. C’est pourquoi les auditeurs sont intraitables sur ce point fondamental. Une seule crotte de souris, un piège mal reporté sur le plan ou une fiche de sécurité (FDS) manquante, et c’est la non-conformité majeure directe. En un instant, votre note s’effondre : vous passez du sommet du classement (grade AA pour le BRCGS ou Higher Level pour l’IFS) à une très mauvaise note (grade C ou niveau Foundation), au risque de perdre vos clients.

Ce que l’IFS Food exige en matière de lutte antiparasitaire (section 4.13)

La section 4.13 ( « Pest Monitoring / Pest Control ») est systématiquement contrôlée lors des audits IFS.

Les 5 exigences documentaires clés de la section 4.13

Plan de lutte antiparasitaire documenté (clause 4.13.1 – Risk-based monitoring)

L’évaluation des risques doit être spécifique au site :

  • Votre système de surveillance (nombre de pièges, types d’appât, fréquence des contrôles) doit être adapté à votre secteur, en fonction des aliments produits et de l’environnement direct.
  • Il doit être documenté par écrit.

Les plans génériques sont interdits.

Cartographie du site avec localisation des points de contrôle

Un plan détaillé et annoté du site avec zonage (production, stockage, quais, bureaux, vestiaires…) doit indiquer l’emplacement exact et numéroté de tous les dispositifs mis en place :

  • postes d’appâtage,
  • pièges mécaniques,
  • EFK/désinsectiseurs UV,
  • détecteurs à phéromones.

Cette cartographie doit également identifier les voies de passage potentielles des nuisibles.

Enregistrements de toutes les inspections et interventions

Chaque visite de votre prestataire doit laisser une trace écrite ultra-précise.

Les rapports d’intervention doivent tout consigner, notamment les produits appliqués, les captures constatées et l’analyse des données.

En parallèle, vous devez tenir à jour un registre qui liste toutes les détections de nuisibles faites par vos équipes et les actions correctives immédiates que vous avez mises en place pour régler le problème.

Analyse des risques mise à jour en continu (clause 4.13.5 – Continuous Trend Analysis)

L’analyse des tendances et des risques doit être effectuée en continu pour lancer des actions correctives immédiates en cas de hausse d’activité.

Preuve de qualification du prestataire (clause 4.13.2 – Competency of the Pest Monitor)

Cette clause clarifie qui peut effectuer les inspections. Dans le cas d’un prestataire extérieur, le contrat qui vous lie doit définir les responsabilités et les qualifications de l’entreprise.

Même en cas de sous-traitance, il convient de désigner une personne référente en interne. Cette dernière doit posséder une formation robuste et documentée dans le plan de lutte anti-nuisibles.

Ce qu’un auditeur IFS va regarder en premier dans votre dossier

D’après la check-list IFS v8, l’auditeur IFS vérifie en priorité :

  • La cohérence terrain/papier :  il sélectionne 5 stations au hasard sur le plan et s’assure de leur présence réelle, de leur propreté et de leur numérotation, puis vérifie le journal des contrôles des 3 derniers mois.
  • La qualification du prestataire : agréments, formation des techniciens, assurance, traçabilité des biocides utilisés…
  • L’analyse des tendances : pas seulement le nombre de souris vues ce mois-ci, mais l’évolution sur 12 mois et la cohérence des actions correctives.
  • Les contrôles à la réception des arrivages : pour vérifier qu’ils intègrent bien la détection des nuisibles.

Une infestation active ou un poste manquant sur le terrain engendre une non-conformité majeure.

Ce que le BRC (BRCGS) demande de différent

BRC grade AA

Qualification du prestataire, seuils d’action et protocole d’alerte : les spécificités BRCGS

La clause 4.14 du BRCGS Issue 9 impose des exigences très directives :

  • Compétence individuelle du technicien : Contrairement à l’IFS qui demande les références générales de l’entreprise d’extermination, le BRC exige les preuves de compétences nominatives de chaque technicien (formations à jour, agréments biocides personnels, assurance professionnelle).
  • Seuils d’action documentés : Le plan doit obligatoirement chiffrer des limites d’activité (par exemple, déclenchement de l’action X à partir de Y captures dans telle zone). L’absence de seuils gradués est une non-conformité.
  • Protocole d’alerte écrit : définissez une procédure d’escalade claire précisant qui appeler et sous quel délai. L’auditeur teste régulièrement la connaissance de ce protocole auprès du personnel de production.
  • Analyse des causes d’origine ou Root Cause Analysis (RCA) obligatoire (clause 2.11.3) : En cas d’écart ou de tendance anormale, le site doit mener une enquête approfondie (type « 5 Pourquoi ») pour corriger la cause d’origine (défaillance structurelle, étanchéité) plutôt que de simplement remplacer l’appât.
  • Système IPM obligatoire : Votre système de lutte intégrée doit être proactif et se baser sur l’exploitation immédiate des données de tendances.

Audits annoncés vs inopinés : ce que ça change pour votre plan antiparasitaire

Le BRCGS Issue 9 a durci les règles du jeu concernant les contrôles. Désormais, vous n’avez plus le choix : même si vous restez dans le programme classique d’audits annoncés, votre usine devra obligatoirement subir au moins un audit totalement inopiné tous les 3 ans.

Seuls les sites qui décident de jouer le jeu à 100 % et choisissent le programme entièrement inopiné chaque année peuvent obtenir un suffixe « + » (par exemple AA+ ou A+). Ce badge d’excellence est exigé par les acheteurs les plus stricts, comme les enseignes britanniques Marks & Spencer et Waitrose, ou certains distributeurs européens premium.

La fin du « sprint pré-audit »

Concrètement, cette règle change radicalement votre manière de gérer les nuisibles. Auparavant, de nombreux sites fonctionnaient par « sprint » : on passait un coup de fil au prestataire la veille de l’audit pour nettoyer les boîtes, mettre à jour les fiches de sécurité et vérifier que le plan papier correspondait au terrain.

Avec l’audit inopiné, l’auditeur peut débarquer n’importe quel matin, sans prévenir, à l’intérieur d’une fenêtre de tir de plusieurs semaines. Votre classeur anti-nuisibles et vos dispositifs doivent donc être impeccables 365 jours par an.

La sanction sur votre note

Le barème du BRCGS est mathématique et impitoyable.

Pour décrocher le grade AA, vous avez le droit à un maximum de 5 non-conformités mineures.

Toutefois, une seule faille sur la gestion des nuisibles (clause 4.14) est considérée comme une non-conformité majeure, ce qui vous disqualifie directement pour les grades AA ou AA+. Vous tombez directement dans les profils de notes inférieures, ce qui peut bloquer vos contrats avec les clients les plus exigeants. La lutte antiparasitaire doit donc être gérée comme un marathon quotidien au lieu d’une course de dernière minute.

IFS vs BRC : ce qui change concrètement pour votre dispositif antiparasitaire

Voici un tableau comparatif des principales différences entre les nouvelles normes IFS et BRCGS :

Critères IFS Food v8 BRCGS v9
Base réglementaire Section 4.13 – PRP Clause 4.14 – PRP
Plan documenté Obligatoire Obligatoire
Cartographie des points de contrôle Obligatoire Obligatoire
Analyse de risque annuelle Explicitement exigée (revue < 12 mois) Intégrée au plan global
Qualification du prestataire Certifications entreprise + responsabilité interne Preuve de compétence individuelle du technicien
Seuils d’action définis Recommandé Obligatoire, chiffrés et gradués
Protocole d’alerte en cas de détection À documenter par écrit Formellement exigé (procédure d’escalade)
Audits inopinés Possible Obligatoire au moins 1 fois tous les 3 ans ou en continu (programme AA+)
Rapport après chaque intervention Enregistrement requis Rapport horodaté et détaillé requis
Reconnaissance GFSI ✓ GFSI ✓

Ce que votre plan antiparasitaire doit contenir pour passer un audit sans encombre

Les documents indispensables dans votre classeur antiparasitaire

Pour répondre aux critères de l’IFS v8, du BRCGS v9 ou de l’AFSCA (G-014/G-044) et passer tous vos audits sans stress, votre plan de lutte anti-nuisibles doit regrouper les documents suivants :

  1. La cartographie complète et datée du site avec numérotation, localisation et légende de tous les dispositifs préventifs, curatifs et de monitoring, ainsi que leurs dates de révision.
  2. L’analyse des risques de chaque zone du site, datée et révisée annuellement au minimum, préférablement en continu.
  3. Les Fiches de Données de Sécurité (FDS) de tous les biocides utilisés ou stockés sur le site.
  4. Les agréments et qualifications du prestataire : enregistrement en circuit restreint auprès du SPF Santé Publique (Belgique), formation des techniciens et assurance RC professionnelle.
  5. Le registre des détections interne/externe et le journal CAPA (actions correctives et préventives) avec preuves de clôture.
  6. Les rapports d’intervention classés par ordre chronologique, horodatés et contresignés par le responsable qualité.
  7. Le protocole d’alerte écrit et la procédure d’inspection à la réception des marchandises.
  8. Des indicateurs de performance clairs : respect du planning de passage, temps de réaction moyen après alerte, taux de récurrence des incidents à 30/60/90 jours, analyse de l’activité saisonnière et part des actions préventives par rapport aux traitements curatifs.

Zones de production alimentaire : règles spécifiques sur les appâts et produits utilisés

Dans les zones où vous manipulez ou stockez des aliments, il est interdit d’utiliser des biocides en continu. C’est le piège le plus classique et le plus souvent raté lors des audits.

En effet, le cadre légal européen (Règlement UE n° 528/2012 sur les biocides) interdit d’utiliser des rodenticides anticoagulants (les AVK) en appâtage permanent. Les substances comme le Brodifacoum, la Chlorophacinone, le Coumatétralyl, la Difethialone, le Flocoumafen ou la Warfarine ne peuvent pas traîner dans vos ateliers « au cas où ». Elles sont strictement réservées à des traitements curatifs de courte durée, uniquement si vous avez documenté une infestation réelle.

Pour la prévention, vous devez utiliser des dispositifs non toxiques comme des pièges mécaniques, des nasses, des détecteurs électroniques ou des blocs de monitoring témoins (sans matière active).

Piège monitoring anti-insectes rampantsPoste d'appâtage inviolable anti-rongueurs

 

 

Si un auditeur trouve un seul poison actif installé à demeure dans votre zone de production, c’est la non-conformité majeure immédiate (valable pour l’IFS et le BRCGS) et un signalement direct à l’AFSCA.

Voici les trois points critiques souvent contrôlés par les auditeurs :

  1. L’état et l’intégrité des pièges : toutes les boîtes doivent être fermées à clé, propres, numérotées et correspondre exactement au plan de lutte anti-nuisibles. À l’extérieur, elles doivent être fixées pour éviter tout risque de déplacement ou de contamination croisée.
  2. L’absence d’appât toxique : l’auditeur ouvrira des boîtes dans les zones sensibles pour vérifier qu’elles contiennent bien des pièges mécaniques ou des placebos, et non des produits toxiques.
  3. L’étanchéité des bâtiments : c’est la base de la prévention. L’auditeur va traquer la moindre fissure dans les murs, les bas de portes sans brosses ou sans rideaux à lamelles, et les bouches d’égout non grillagées. Pour lui, un bâtiment mal isolé est une invitation ouverte aux nuisibles.

La fréquence de passage : ce que les normes imposent et ce qui est vraiment recommandé

L’IFS et le BRCGS n’imposent pas de fréquence fixe, l’approche est basée sur le risque. Votre analyse de risque doit techniquement justifier les fréquences choisies. Les pratiques recommandées par le secteur sont les suivantes :

 

Type de site Fréquence recommandée (pratique sectorielle)
Site agroalimentaire bas risque (stockages secs emballés) Mensuelle
Site agroalimentaire transformation Mensuelle minimum, bi-mensuelle en zone sensible
Site sensible (chaîne froide positive, préparation) Hebdomadaire en cas d’activité détectée
Site avec infestation récente Hebdomadaire jusqu’à 3 cycles consécutifs négatifs

Les erreurs les plus fréquentes lors d’un audit IFS ou BRC sur ce point

Documentation manquante ou non mise à jour

Le manque de rigueur administrative reste le principal point noir des audits.

Un décalage entre le plan papier et la réalité du terrain entraîne une non-conformité majeure systématique. Il suffit, par exemple, qu’un piège soit noté sur votre cartographie, mais introuvable dans l’atelier, ou inversement, pour que tout le système soit recalé.

L’auditeur repère aussi immédiatement les registres de suivi bâclés, comme les fiches de contrôle terrain remplies à la va-vite, toutes rédigées le même jour avec la même écriture et le même stylo, ce qui prouve que la surveillance n’est pas faite en temps réel.

Autre erreur fréquente, on trouve encore trop souvent des analyses de risques qui dorment dans un tiroir depuis plus de douze mois sans avoir été révisées, ou des fiches de données de sécurité (FDS) périmées pour les produits utilisés sur le site.

Enfin, si votre équipe met plus de trente minutes à retrouver un document spécifique au milieu d’un tas de classeurs, l’auditeur considérera que votre système n’est pas maîtrisé.

Prestataire non qualifié ou sans agrément vérifiable

Faire appel à un exterminateur généraliste ou, pire, tenter de gérer le dispositif en interne sans formation pointue est une erreur fatale. Les auditeurs exigent des preuves concrètes de la qualification de vos intervenants.

L’erreur classique consiste à présenter une attestation d’entreprise globale, alors que les normes exigent les certifications nominatives et individuelles du technicien qui arpente réellement vos ateliers.

En Belgique, si ce technicien ne possède pas son agrément biocide en circuit restreint à jour auprès du SPF Santé Publique ou si votre prestataire ne peut pas prouver que ses équipes suivent un protocole de formation continue adapté aux exigences strictes de l’agroalimentaire, votre dossier est rejeté d’office.

Appâts toxiques mal positionnés ou non sécurisés en zone alimentaire

Sur le terrain, la présence de poison là où l’on manipule des denrées alimentaires est la faute la plus lourdement sanctionnée.

On retrouve pourtant encore des blocs anticoagulants (AVK) installés de manière permanente au milieu des lignes de conditionnement ou de stockage, sous prétexte de vouloir « mieux protéger » le site, ce qui enfreint directement la réglementation européenne.

De plus, l’auditeur traque impitoyablement les boîtes de monitoring qui ne sont pas verrouillées à clé, celles qui sont sales ou mal fixées au sol. Par exemple, un piège extérieur cassé ou mal positionné risque d’entraîner une contamination croisée avec vos flux de matières premières.

Absence de seuils d’action et de procédure d’escalade

Le manque total de clarté face à une alerte est une lacune particulièrement ciblée par le BRCGS.

Beaucoup de sites se contentent encore d’une note vague dans leur procédure affirmant qu’ils interviendront « en cas de présence de nuisibles ». Pour l’auditeur, cette approximation est inacceptable.

L’erreur est de ne pas définir de seuils d’action chiffrés et gradués par zone, précisant à partir de combien de captures d’insectes ou de rongeurs le niveau d’alerte supérieur est activé.

Sans une procédure d’escalade écrite indiquant clairement qui doit être prévenu en interne, dans quel délai et selon quel protocole d’urgence, votre plan antiparasitaire manque de réactivité.

Pourquoi déléguer à un prestataire spécialisé est souvent la meilleure décision

EDN Intervention

Ce qu’un bon prestataire antiparasitaire fait pour vous lors d’un audit IFS/BRC

Gérer la lutte antiparasitaire en interne ou faire appel à un exterminateur généraliste vous laisse souvent démuni le jour du contrôle, avec un dossier hétérogène face à un auditeur pointilleux.

À l’inverse, un exterminateur spécialisé dans l’agroalimentaire prépare pour vous un dossier réglementaire complet et immédiatement exploitable, qui regroupe tous les agréments, les fiches de données de sécurité (FDS), les certificats de formation des techniciens et les attestations d’assurance au format audit-ready, avec des PDF horodatés et des registres exportables.

Cet expert fait aussi évoluer votre cartographie à la moindre modification de l’usine, qu’il s’agisse de travaux, de changements de matières premières ou de l’extension d’une ligne de production.

Enfin, il réalise des pré-audits pour corriger tous les détails avant l’échéance et se tient physiquement à vos côtés pendant l’inspection pour guider l’auditeur sur le terrain et répondre à toutes ses questions sur les sections 4.13 et 4.14.

N’hésitez pas à consulter notre service de contrat de maintenance annuel.

Les questions à poser à votre prestataire actuel (ou futur)

Si votre prestataire actuel ou futur ne répond pas « oui » sans hésiter à toutes ces questions, vous risquez un problème de conformité :

  • Êtes-vous agréé pour les biocides en circuit restreint auprès du SPF Santé Publique ? Pouvez-vous fournir l’attestation ?
  • Combien de vos sites clients en Belgique sont sous certification IFS v8 ou BRCGS v9 ?
  • Vos techniciens ont-ils suivi une formation certifiée en gestion intégrée (IPM) agroalimentaire ?
  • Fournissez-vous un registre numérique avec des graphiques de tendances consultables en temps réel ?
  • Garantissez-vous votre présence physique lors de nos audits tiers ou contrôles AFSCA, IFS ou BRC ?
  • Comment gérez-vous les seuils d’action chiffrés et les procédures d’escalade spécifiques à mon site ?
  • Les fiches de données de sécurité (FDS) fournies sont-elles à jour pour chaque produit utilisé ?

Ce que l’AFSCA contrôle en Belgique, et ce qui se superpose aux exigences IFS/BRC

L’AFSCA contrôle en parallèle des certificateurs IFS/BRC. Si leurs exigences se recoupent largement, de légères différences subsistent.

Ce que l’AFSCA demande : les obligations de base pour tout opérateur agroalimentaire en Belgique

Le plan de lutte antiparasitaire est un élément obligatoire des Bonnes Pratiques d’Hygiène (BPH) contrôlé par l’AFSCA. Il doit contenir :

  • Un plan de prévention avec une cartographie des dispositifs préventifs
  • Un plan d’action en cas de détection de nuisibles
  • Le registre mentionnant la fréquence de surveillance, les produits utilisés (biocides autorisés par le SPF Santé publique uniquement), les personnes responsables
  • Les fiches sécurité de tous les produits
  • La liste des interventions : date et rapport.

N’hésitez pas à effectuer un audit anti-nuisibles pour vérifier la conformité de votre plan de lutte.

IFS/BRC + AFSCA : les deux se renforcent, mais ne se remplacent pas

Dans la pratique, une entreprise agroalimentaire qui prépare minutieusement son dossier anti-nuisibles pour valider un audit IFS ou BRCGS coche l’essentiel des cases imposées par l’AFSCA.

Effectivement, l’analyse des risques, la cartographie précise des pièges et le suivi des fiches de données de sécurité (FDS) sont des exigences communes à toutes ces institutions.

Néanmoins, la conformité à l’AFSCA n’est jamais automatique. Un auditeur international privé peut très bien valider votre dossier s’il est cohérent avec les standards globaux, alors qu’un inspecteur de l’AFSCA, pointilleux sur la législation belge, remarquera immédiatement qu’un produit biocide utilisé n’est pas enregistré sur la liste officielle du SPF Santé Publique belge ou que votre prestataire externe n’a pas encodé correctement ses interventions selon les guides d’autocontrôle du secteur.

Fréquence et prévisibilité des contrôles

La fréquence et la prévisibilité des contrôles varient également entre les acteurs privés et l’AFSCA. Les audits IFS ou BRCGS suivent un calendrier commercial strict. Ils ont lieu une fois par an, de manière planifiée ou à l’intérieur d’une plage connue pour les audits inopinés. L’AFSCA, de son côté, planifie ses inspections de manière totalement indépendante et aléatoire. Si le rythme de contrôle dépend du profil de risque de votre secteur d’activité, un inspecteur peut aussi débarquer à l’improviste suite à une plainte, un contrôle de routine ou un signalement sur un lot de matières premières. Vous pouvez ainsi recevoir la visite de l’agence publique quelques semaines seulement après avoir décroché une excellente note à votre audit privé, lorsque la vigilance de vos équipes a peut-être légèrement baissé.

Sanctions

Enfin, la nature des sanctions est totalement différente. Si vous ratez votre audit BRCGS ou IFS à cause d’une faille sur les nuisibles, la sanction est uniquement commerciale. Votre note s’effondre, vous perdez votre certification et vos clients de la grande distribution suspendent leurs contrats. C’est un coup dur pour le chiffre d’affaires, mais l’usine continue de produire. Si l’AFSCA constate une non-conformité majeure sur le terrain, telle qu’une infestation active à proximité des lignes de fabrication ou l’usage de poisons interdits, la sanction est légale et immédiate. Au lieu de retirer des points sur une grille, l’inspecteur dresse un procès-verbal, saisit les stocks de marchandises, impose de lourdes amendes administratives, peut ordonner la mise sous scellés, voire la fermeture administrative immédiate de l’usine. C’est pourquoi votre plan antiparasitaire doit être conçu de manière à satisfaire l’ensemble de ces contrôleurs.

Restez en conformité IFS, BRC et AFSCA

Le jour de votre audit ou de votre contrôle AFSCA, votre dossier de gestion des nuisibles doit démontrer la parfaite maîtrise de votre site. Une gestion intégrée (IPM) rigoureuse protège votre production et vos contrats commerciaux.

EDN gère la lutte antiparasitaire des acteurs agroalimentaires belges. Nos techniciens maîtrisent les critères de l’IFS Food v8, du BRCGS Issue 9 et de l’AFSCA. Nous assurons la mise en conformité de vos registres numériques, définissons vos seuils d’action et vous accompagnons lors des audits.

Contactez dès maintenant notre équipe pour un audit de votre plan de lutte anti-nuisibles.

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