Souvent surpeuplés et vétustes, les établissements pénitentiaires belges sont particulièrement menacés par les invasions de nuisibles qui pèsent sur la santé publique, la sécurité des prisonniers et des personnels, ainsi que sur le respect de la dignité humaine.
Découvrez, dans cet article, l’ampleur et l’impact de ce phénomène, ses causes, ce que prévoit la loi et les solutions possibles.
Pourquoi les établissements pénitentiaires sont-ils particulièrement exposés aux nuisibles ?
Les prisons constituent un terrain de jeu idéal pour les nuisibles, tels que les rongeurs et les insectes. Ceci s’explique par une combinaison de facteurs favorables et aggravants comme :
- Une forte concentration humaine
- Une production importante de déchets alimentaires, le stockage et la préparation de nourriture
- Des espaces difficiles d’accès
- De nombreuses zones techniques, servant de point d’entrée et de cachettes,
- Une circulation quotidienne de personnes et de marchandises (denrées et linge)
- Des bâtiments parfois anciens et vétustes
La surpopulation : un amplificateur d’infestation
La Belgique connaît depuis plusieurs années un problème structurel de surpopulation carcérale. Cette dernière est responsable d’une aggravation des conditions d’incarcération, favorisant l’insalubrité, la proximité, la détérioration de la santé physique et psychologique des détenus, et surtout, l’augmentation du risque et l’amplification des invasions de nuisibles (rats, cafards, punaises de lit, poux et puces…).
La surpopulation chronique des prisons belges, dépassant fréquemment 130 % à 140 % de capacité dans les maisons d’arrêt comme Saint-Gilles, Lantin ou Mons, multiplie la production de déchets organiques et le cantonnement de nourriture en cellule. L’accumulation d’aliments dans des espaces réduits non adaptés crée une source de nourriture inépuisable pour les rongeurs et les blattes.
En outre, la promiscuité extrême accélère la transmission mécanique de cellule à cellule des punaises de lit et des parasites corporels.
Malgré plusieurs arrêts de la Cour d’appel, la situation continue de s’aggraver malgré tout. Rien qu’en 2025, le nombre de prisonniers est passé de 12 596 le 1er janvier à 13 537 le 1er décembre.
La vétusté des bâtiments : des portes d’entrée partout
Une grande partie des prisons belges logent dans des bâtiments datant du XIXème siècle.
Maçonnerie dégradée et fissurée, planchers en bois, gaines techniques traversantes non étanches, tuyauteries anciennes, la vétusté ne fait qu’amplifier les nuisances.
Véritables passoires, ces bâtiments anciens offrent de nombreux passages et refuges aux rongeurs et aux insectes.
Pour ne rien arranger, leur configuration rend l’inspection et les traitements anti-nuisibles complexes, augmentant le risque de propagation ou de réinfestation.
En dehors du bâti, l’insalubrité des cellules, liée à un manque d’hygiène, attire également davantage de nuisibles, notamment les rats et les cafards.
La logistique interne : flux de personnes et de marchandises difficiles à contrôler
Les établissements pénitentiaires sont comme des microcosmes, où chaque jour plusieurs centaines de détenus se déplacent en interne, sans oublier l’arrivée de nouveaux détenus, les visites, les transferts et les retours de permissions quotidiens, augmentant le risque d’introduire accidentellement des nuisibles de l’extérieur.
Dotés de leur propre cuisine de restauration collective et blanchisserie, le flux de nourriture et de vêtements y est incessant.
Cette circulation permanente de biens, de denrées et de personnes favorise le risque d’infestation et la propagation de nuisibles. Un problème d’abord limité à une seule cellule devient rapidement collectif, en s’infiltrant via les gaines techniques, le déplacement de linge ou de nourriture, les livraisons de cantines.
Les principaux nuisibles présents en milieu carcéral
Quasiment tous les types de nuisibles que l’on trouve en Belgique sont susceptibles d’infecter les établissements carcéraux. Cependant, certaines invasions sont plus fréquentes et particulièrement difficiles à contrôler en prison.
Les rongeurs (rats et souris) : les nuisibles des espaces communs

En 2022, la prison de Mons faisait la une des journaux en raison de sa vétusté et de son insalubrité, pointant du doigt des infestations de rats et de punaises de lit. L’année d’après, la prison Saint-Gilles à Bruxelles subissait l’une de ses plus grosses infestations de rats. Loin d’être marginaux, ces exemples médiatisés permettent de mettre en lumière un problème courant dans le milieu carcéral.
À la recherche d’abris, de nourriture, d’eau et de chaleur, les rats et les souris s’installent dans les cours de promenades, les locaux poubelles et techniques, les cuisines ou encore les sous-sols.
En prison, la pratique de fenêtrage, c’est-à-dire le jet de nourriture par les fenêtres des cellules, a également tendance à aggraver le risque.
Les rongeurs peuvent être à l’origine de dégradations matérielles (câbles électriques, isolation et autres matériaux) et de problèmes sanitaires(contamination alimentaire ou des surfaces, leptospirose, salmonellose…
Les cafards : les rois des cuisines et des canalisations

Les blattes sont parmi les nuisibles les plus adaptés aux environnements collectifs. Parmi les espèces fréquemment présentes dans les prisons de Belgique, on trouve la blatte orientale et la blatte germanique.
Elles privilégient toujours les zones humides et/ou à proximité de nourriture, telles que les cuisines, les réserves alimentaires, les canalisations ou les locaux techniques.
Comme les rongeurs, les cafards peuvent transporter des agents pathogènes, responsables de la contamination alimentaire et des surfaces, ainsi que d’allergies et de zoonoses (maladies transmissibles à l’Homme).
Les punaises de lit : l’insecte qui colonise les cellules

Dans la literie, derrière les plinthes, sous le plancher, dans les prises électriques ou les fissures des murs, les punaises de lit se dissimulent partout dans les cellules.
Que ce soit au centre de détenus pour migrants, le 127bis en périphérie de Bruxelles, ou à la prison de Mons, les administrations semblent dépassées par des invasions de punaises de lit revenant chaque année, voire continues depuis plusieurs années.
Ces infestations touchent rarement une cellule isolée, elles se répandent généralement à plusieurs cellules ou à l’établissement entier. Dans le milieu carcéral, la vitesse de propagation est extrêmement rapide, en raison de la surpopulation, des flux de personnes et de linge contaminé, puisque ces insectes se déplacent principalement en s’accrochant aux vêtements et autres textiles.
Si les punaises de lit ne sont porteuses d’aucune maladie, elles ont un impact psychologique sur les détenus et le personnel, craignant les piqûres, les empêchant de dormir correctement et les rendant paranoïaques.
Les puces et poux : discrets, mais courants dans les prisons

Les poux et les puces, provenant notamment des rongeurs, représentent également un fléau important dans les prisons belges, avec à la clé des problèmes dermatologiques et d’hygiène collective.
Quels sont les risques sanitaires réels de la cohabitation avec des nuisibles pour les détenus et le personnel ?
| Nuisible | Risques sanitaires principaux | Mode de transmission | Gravité |
| Rats / souris | Leptospirose, hantavirus, salmonellose, typhus murin | Urine, déjections, morsure, salive, poussières d’excréments inhalées | Élevée : risque récurrent de leptospirose lié à la présence d’urine de rat dans les espaces humides ou sur les emballages. |
| Cafards | Salmonellose, E. coli, gastro-entérite, allergies respiratoires, asthme | Contamination des surfaces, des ustensiles et des denrées alimentaires par contact direct | Modérée à élevée : risque de fermeture des cuisines centrales par l’AFSCA et d’épidémies digestives. |
| Punaises de lit | Pas de maladie infectieuse transmise directement, mais réactions allergiques, insomnies chroniques, détresse psychologique sévère | Piqûres nocturnes répétées | Modérée physiquement, élevée psychologiquement : altération grave de la santé mentale et troubles du sommeil. |
| Puces | Typhus murin, dermatites allergiques | Piqûres, contact avec rongeurs infestés | Modérée : risque de grattage compulsif et d’infections cutanées secondaires. |
L’impact psychologique : une dimension souvent négligée
Hormis les risques pour la santé physique des détenus et du personnel carcéral, les invasions de nuisibles présentent une menace psychologique, souvent sous-estimée.
Pourtant, la présence continue d’insectes hématophages (punaises de lit) ou de rongeurs en cellule génère un état d’anxiété permanent, une privation de sommeil, un sentiment d’injustice ou d’abandon.
Chez le personnel pénitentiaire, la crainte d’emporter ces nuisibles au sein de leur propre foyer peut engendrer des tensions et une hausse de l’absentéisme.
Ce que dit le droit : les obligations légales des centres pénitentiaires en Belgique
En Belgique, les centres pénitentiaires ont pour obligation légale de garantir :
- des conditions de détention dignes,
- la protection de la santé des détenus,
- la sécurité du personnel pénitentiaire et des détenus.
Ils sont encadrés par un cadre juridique strict.
L’arrêté royal du 3 février 2019 : le cadre légal de l’hygiène en prison
L’arrêté royal (AR) du 3 février 2019 définit les normes fondamentales de salubrité et d’hygiène relatives aux infrastructures et à l’alimentation au sein des prisons.
La loi de principes pénitentiaires belge : la dignité humaine comme obligation de résultat
Si la loi de principes du 12 janvier 2005 ou loi Dupont ne prévoit aucun article à propos des rongeurs et des insectes, la gestion des nuisibles s’inscrit plutôt dans l’obligation générale de maintenir des conditions décentes de détention :
- Article 5 : les conditions matérielles de détention doivent respecter strictement la dignité humaine.
- Article 43 § 2 : l’administration pénitentiaire a l’obligation de maintenir les cellules et les espaces communs dans un état de propreté, de salubrité et de sécurité conforme aux normes de santé publique.
Une cellule durablement infestée par des nuisibles peut donc poser question au regard de ces principes.
En sus, chaque prison possède ses propres directives internes. Ce règlement d’ordre intérieur (ROI) impose des protocoles d’entretien, de gestion des déchets et de dératisation.
Les établissements carcéraux belges sont également soumis au respect des standards du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT).
Les recours disponibles pour un détenu ou ses proches
En Belgique, face à une invasion de nuisibles (rats, punaises de lit, cafards) ou à des conditions d’insalubrité graves en cellule, un détenu ou ses proches peuvent saisir la commission des plaintes de l’établissement, alerter la commission de surveillance ou mandater un avocat pour engager une action en référé devant les tribunaux civils contre l’État belge.
Les recours internes et de surveillance
- Commission des plaintes : composée de membres indépendants (présidée par un magistrat), elle statue sur l’absence de réaction ou les décisions de la direction de la prison face aux requêtes matérielles.
- Commission de surveillance : totalement indépendante de la prison, elle visite les sections chaque semaine et peut directement intervenir auprès de la direction pour exiger une désinfection ou des travaux.
- Service médical et psychosocial (SPSP) : signaler par écrit les risques sanitaires et les piqûres ou morsures pour obtenir une trace médicale officielle des nuisibles.
Les recours juridiques externes
- Avocat et mise en demeure : l’avocat du détenu peut envoyer une mise en demeure urgente à la direction générale des établissements pénitentiaires.
- Juge des référés : saisir le tribunal de première instance en urgence pour faire constater le traitement inhumain ou dégradant (contraire à la Convention européenne des droits de l’homme) et exiger un changement de cellule ou une dératisation/désinsectisation sous astreinte financière.
Qui décide de traiter les nuisibles dans une prison belge ?
La responsabilité de la gestion des nuisibles et du traitement d’une infestation n’est pas portée par un seul acteur, ce qui complique la procédure.
La chaîne de responsabilité : SPF Justice, Régie des Bâtiments et direction d’établissement
Plusieurs niveaux de hiérarchie interviennent dans le traitement des nuisibles dans le milieu carcéral belge :
La Régie des Bâtiments est le propriétaire ou le gestionnaire des infrastructures au nom de l’État belge. Elle intervient pour la construction, la rénovation et l’entretien des bâtiments publics. Ainsi, elle est responsable de l’étanchéité du bâti et doit gérer les défauts structurels et les points d’accès des nuisibles depuis l’extérieur (fissures…).
Le SPF Justice (DG EPI) correspond à l’exploitant du site. Il gère le fonctionnement général, l’organisation et la politique financière de l’établissement. C’est à lui que revient la gestion du budget des incidents du quotidien et la mise en œuvre opérationnelle des interventions.
Le directeur d’établissement est le responsable de l’organisation quotidienne de sa prison, notamment en matière de sécurité et de salubrité. C’est lui qui déclenche les demandes d’intervention d’urgence.
Pour un traitement anti-nuisibles durable, il convient généralement d’adopter une approche combinant extermination et correction des défauts du bâtiment, nécessitant de faire appel aux différents maillons de la chaîne de responsabilité.
Pourquoi les situations durent malgré les signalements ?
Outre cette longue chaîne de responsabilité, les processus d’approbation et de validation des devis exceptionnels entre le SPF Justice et la Régie des Bâtiments allongent les délais de prise en charge.
Lorsque les budgets sont finalement validés et l’entreprise spécialisée contactée, les interventions d’extermination peuvent également être ralenties par la nécessité de permis spécifiques et les contraintes opérationnelles internes. Appliquer un traitement anti-nuisibles en prison implique généralement une intervention de grande ampleur, à savoir traiter l’ensemble de l’établissement ou, du moins, toute la zone contaminée, en fonction de l’espèce. Ajoutez à cela les contraintes inhérentes au milieu carcéral, obligeant un contrôle des accès, un accompagnement systématique cellule par cellule par un ou plusieurs agents pénitentiaires, des horaires limités et d’autres contraintes de circulation.
Les solutions professionnelles anti-nuisibles en milieu pénitentiaire

Une prison ne peut pas être traitée comme un logement classique ou un bâtiment public lambda. Les nuisibles y trouvent des conditions particulièrement favorables à leur développement : forte densité humaine, flux permanent de personnes et de marchandises, nombreuses zones techniques et contraintes importantes liées à la sécurité.
Une intervention efficace ne consiste donc pas simplement à appliquer un produit dans une cellule infestée. Rats, cafards et punaises de lit peuvent se déplacer entre les différentes zones d’un établissement. Sans diagnostic global et sans traitement adapté de l’ensemble des zones concernées, le risque de réinfestation reste élevé.
La lutte professionnelle repose ainsi sur une démarche structurée combinant identification des nuisibles, traitement ciblé, prévention et suivi régulier. Cette approche permet de traiter l’infestation existante tout en limitant les facteurs favorisant les récidives.
Les spécificités d’une intervention anti-nuisibles en établissement pénitentiaire
Intervenir dans une prison impose des contraintes particulières qui n’existent pas dans la plupart des bâtiments collectifs. L’entreprise spécialisée doit adapter son organisation aux exigences de sécurité, au fonctionnement permanent de l’établissement et aux contraintes liées à la présence des détenus et du personnel.
| Contrainte spécifique | Exigence opérationnelle pour les exterminateurs |
| Accès réglementé | Habilitation des techniciens, contrôles d’identité, accompagnement par des agents pénitentiaires et respect des horaires imposés. |
| Organisation complexe | Planification précise des interventions en coordination avec la direction de l’établissement afin de limiter les perturbations. |
| Sécurité des produits | Utilisation de solutions adaptées au milieu carcéral, respect strict de la réglementation biocide et sécurisation des dispositifs de traitement. |
| Traçabilité renforcée | Conservation d’un historique détaillé des interventions, des produits utilisés et des actions correctives réalisées. |
| Maintien de l’activité | Mise en place de protocoles permettant de traiter certaines zones sans interrompre totalement le fonctionnement de l’établissement. |
L’approche IPM adaptée au milieu carcéral
Pendant longtemps, la lutte contre les nuisibles reposait principalement sur des traitements ponctuels et isolés, réalisés après l’apparition d’une infestation. Cette méthode montre rapidement ses limites en milieu carcéral, où les nuisibles peuvent se déplacer entre les cellules, les locaux techniques et les espaces communs.
L‘Integrated Pest Management (IPM) ou lutte intégrée contre les nuisibles repose sur une approche plus complète associant prévention, surveillance et interventions ciblées.
Cette méthode comprend plusieurs étapes :
- Inspection : identification des espèces présentes, localisation des zones infestées et recherche des facteurs favorisant leur développement.
- Exclusion et prévention : correction des points d’entrée, colmatage des fissures, sécurisation des zones sensibles et amélioration de la gestion des déchets.
- Traitement curatif ciblé : utilisation de solutions adaptées selon le nuisible concerné (appâts sécurisés, traitements insecticides professionnels, méthodes thermiques ou mécaniques).
- Surveillance continue : contrôle régulier des zones à risque afin de détecter rapidement toute nouvelle infestation.
- Amélioration du plan de lutte : adaptation des actions selon les résultats observés et les problèmes récurrents.
En milieu carcéral, cette approche est particulièrement importante en raison des nombreux flux internes. La prévention devient donc aussi essentielle que le traitement curatif.
Ce qu’un contrat d’entretien apporte à un établissement pénitentiaire
Compte tenu des risques permanents de réintroduction des nuisibles, une intervention ponctuelle ne suffit généralement pas à garantir une protection durable. Un contrat de maintenance permet d’inscrire la lutte anti-nuisibles dans une démarche préventive et structurée.

Un contrat 3D (dératisation, désinsectisation et désinfection) inclut notamment :
- Des inspections régulières pour détecter rapidement les signes d’infestation
- Une intervention plus rapide en cas de problème identifié
- Une traçabilité complète des actions réalisées (préventives et curatives)
- Un suivi des zones sensibles et des recommandations d’amélioration continue
- Une meilleure maîtrise des coûts en évitant les interventions d’urgence répétées
Dans un environnement aussi complexe qu’un établissement pénitentiaire, cette surveillance continue permet de limiter le risque d’infestation majeure et de maintenir des conditions sanitaires conformes aux exigences réglementaires.
Conclusion
Les rats, les cafards et les punaises de lit constituent un véritable fléau pour les établissements pénitentiaires. La surpopulation, la vétusté de certains bâtiments, les mouvements permanents de personnes et les contraintes de sécurité créent un environnement particulièrement favorable à leur installation et à leur propagation.
Au-delà des nuisances qu’ils occasionnent, ces infestations entraînent des enjeux sanitaires, humains et juridiques importants. Garantir des conditions de détention compatibles avec les exigences d’hygiène et de dignité implique une gestion rigoureuse des risques et une intervention rapide dès les premiers signes d’infestation de nuisibles.
Pour être réellement efficace, la lutte contre les nuisibles ne peut pas se limiter à un traitement ponctuel. Elle repose sur une stratégie globale combinant prévention, surveillance, traitements adaptés, correction des facteurs favorisant les infestations et contrôle continu afin de protéger durablement les détenus, le personnel pénitentiaire et les infrastructures.
FAQ : Nuisibles en milieu carcéral
Est-ce normal d’avoir des rats ou des cafards dans une prison en Belgique ?
La présence ponctuelle d’un nuisible peut arriver dans tout bâtiment collectif, mais une infestation durable n’est pas une situation normale, ni légale. Selon la loi de principes du 12 janvier 2005, l’État belge est tenu d’assurer un environnement exempt de vermine et conforme aux exigences de salubrité publique.
Bien qu’anormal, il s’agit toutefois d’un problème fréquemment rencontré dans les prisons belges.
Mon proche est en prison et sa cellule est infestée de punaises de lit, que faire ?
La première étape est de signaler officiellement la situation à la direction de l’établissement. Un signalement peut également être adressé aux organes de surveillance pénitentiaire si aucune réponse adaptée n’est apportée.
La leptospirose est-elle un risque réel pour les détenus ?
Oui, la leptospirose est un risque réel pour les détenus, principalement en cas d’exposition importante à des environnements contaminés par des rongeurs. Le risque dépend du niveau d’infestation et des conditions environnementales (humidité, chaleur…).
Qui contacter pour signaler une infestation dans une prison belge ?
Le premier interlocuteur est l’établissement concerné (direction ou personnel). En cas de problème persistant, le Conseil central de surveillance pénitentiaire (CCSP) peut être saisi.
Les prisons neuves en Belgique sont-elles mieux protégées contre les nuisibles ?
Les bâtiments récents peuvent intégrer davantage de mesures préventives et s’avérer mieux protégés sur le plan structurel, mais le risque zéro n’existe jamais. Par exemple, les punaises de lit ou les blattes y sont régulièrement introduites par les flux de linge, les sacs d’effets personnels ou les livraisons de marchandises.
Pour prévenir les risques d’infestation, la maintenance du bâti et l’hygiène restent indispensables.
Peut-on faire appel à un exterminateur privé pour une prison belge ?
Oui, les établissements peuvent faire appel à des entreprises d’extermination privées agréées disposant des habilitations de sécurité requises pour intervenir dans le respect des procédures administratives et de sécurité propres au milieu pénitentiaire.

